Mémorial pour cheval
Le plus souvent, il n'y a ni jardin ni pierre. Il reste un box vidé, un licol qu'on n'a pas jeté, et tout un club qui l'a connu. Sa page rassemble ces souvenirs, et une plaque gravée, posée au box ou au pré, permet de l'ouvrir sur place.
5 mémoriaux déjà créés par des familles
Un cheval accompagne une bonne partie d'une vie : on l'a souvent eu adolescente et quitté adulte. Sur une période aussi longue, les souvenirs se mélangent vite.
L'essai en carrière, le prix discuté, la remorque. Ce qu'on s'était dit en rentrant ce soir-là.
Les classements, les barres tombées, la fois où il a refusé trois fois puis tout passé. Et les photos de club, éparpillées dans les téléphones de chacun.
Le pansage dans le froid, les soins, la boiterie qui a duré six mois. C'est souvent là que le lien s'est fait.
Le pré, les dernières années, la décision. Ce qu'on a choisi et pourquoi, pour ceux qui auront un jour la même décision à prendre.
Un cheval de club a porté des dizaines de cavaliers. Un cheval de propriétaire a eu sa monitrice, son maréchal, ses voisins d'écurie. Chacun a une histoire à son sujet, sans endroit où la raconter.
Le lien de la page circule dans le groupe de l'écurie. Chacun dépose son souvenir ; vous validez avant que ça s'affiche.
Vous pouvez aussi sceller une capsule pour la cavalière qui débutait sur lui : un texte, une photo ou une vidéo qui ne s'ouvriront qu'à la date choisie, des années plus tard.
La page d'un cheval, telle que la découvrent les proches.
Utopie du VallonFaute de sépulture, la plaque se pose là où il a vécu : vissée sur la porte de son box, au coin du pré, ou en porte-clés avec les clés du van. Le QR Code gravé dessus ouvre sa page. Deux exemplaires livrés, frais de port offerts, gravure en France.
« Je l'ai eue à quatorze ans, je l'ai accompagnée jusqu'au bout. Vingt-quatre ans de concours, de balades et de box à curer. Écrire tout ça d'un coup m'a pris trois soirées, et j'ai pleuré les trois. »
« Ulysse a appris à monter à deux générations de gamins du club. On a ouvert la page à tout le monde : en une semaine, quarante messages. Certains venaient d'anciens cavaliers qu'on n'avait pas vus depuis quinze ans. »
« Il était en retraite dans le Cantal et je descendais deux fois par an. Quand il est mort, je n'avais aucun lieu où aller. C'est bête à dire, mais avoir une page à ouvrir m'a donné quelque chose à faire de mon chagrin. »